Quand on fait un manga, on peut se dire innocemment puisque c’est en noir&blanc et que la mise en page est plus aérée, c’ est donc plus facile à faire. Mais les plus aguerris savent qu’un encrage pour de la couleur est souvent moins poussé que pour le noir&blanc.

Je procède donc par ces principales étapes une fois le scénario écrit, les notes de chapitres détaillées finies : le storyboard, le crayonné, l’encrage, les  trames et finitions.

Après avoir mon texte écrit, je dois lui donner vie visuellement et surtout transmettre les informations principales sans intervention du dialogue. Ce que j’essaye de garder le plus à l’esprit est une maxime du cinéma ” Show. Don’t tell.” Montrez, ne dites pas.

Le manga est lui aussi un art visuel.

Les plus observateurs de vos lecteurs remarqueront les détails ou l’absence de ceux que vous avez sciemment omis.

Ici commence la première étape pour réaliser un manga, le storyboard : il est basique donc modifiable à loisir, c’est juste une indication visuelle pour vos crayonnés. Je ne m’embarrasse pas donc de détailler tant que j’arrive à comprendre ce que je veux faire pour l’étape d’après.

Depuis peu, je le réalise directement sur mon logiciel Clip Paint Studio, avant c’était sur papier … et j’avoue que si je peux éviter l’étape ennuyeuse du scanner, je n’hésite plus !

Généralement quand j’ai une idée claire, tout se passe assez aisément et du coup le crayonné est assez proche du storyboard. Je détaille plus proprement et précisément pour pouvoir encrer vite et confortablement.

C’est une partie que j’adore,  puisque ça y est, elle donne vie à mes personnages et mes histoires.

Je vois enfin à quoi cela ressemble, j’ai pour habitude d’arriver à m’imaginer les scènes dans mon esprit et d’essayer de faire  la plus proche représentation possible de ce que j’ai à l’esprit. Bien sûr sans trop m’attacher à ma vision chimérique qui elle est toujours parfaite en tout point avec des effets spéciaux grandioses !

Une étape que j’affectionne encore plus l’encrage.

Même si pour être honnête, il y a des années c’était une plaie pour moi. Je n’arrivais à rien, je ne trouvais pas l’outil qui me convenait, je trouvais que je ruinais mes dessins lors de cette étape … puis j’ai commencé à apprendre à encrer digitalement. Des débuts timides, mais j’ai testé, j’ai pratiqué longtemps, j’ai varié les outils.

Jusqu’à reprendre les feutres, n’importe lequel,  je savais encrer !

Encrez comme si vous dessiniez rendra votre trait plus souple et naturel, testez beaucoup et appropriez-vous l’outil. Je vogue actuellement entre deux outils sur CPS : la GPen et la Gpen réaliste.

Selon le rendu qui me plaît sur le moment. Même si j’évite de changer à chaque page pour garder une cohérence visuelle.

Et voilà la dernière étape dessin, les trames et autres petites finitions visuelles.

Je n’oublie pas que les trames ici remplacées par des tons de gris, sont des petites touches pour donner du volume ou de la profondeur. Une des erreurs de débutant que je faisais était de peu dessiner et remplir avec des trames. Ca se voit et ça n’est pas très beau.

De plus cela vous freinera pour progresser en dessin, alors n’hésitez pas, dessiner le plus possible dans vos cases. Et accentuez seulement avec les trames.

Je vous ai mis le déroulé ou Step by Step, d’une autre planche juste en dessous. Et comme vous le voyez, ici pas de storyboard basique, je suis partie directement sur un croquis très détaillé.

Je réalise aussi qu’ une case à “disparu” pour laisser la place au texte. Mais comme je l’aime beaucoup j’ai très envie de la ré intégrer !

Cette page est beaucoup plus poétique, moins dans l’action. Elle représente l’état d’esprit et ce que semble être le personnage.

Voilà, c’est tout pour cet article de blog ! Les posts sont assez espacés, mais c’est mon but d’écrire quand je sens que c’est pertinent. Et surtout pouvoir expliquer, puisqu’habituellement vous ne voyez que le résultat final sur les réseaux sociaux.

8 réponses

  1. “Bien sûr sans trop m’attacher à ma vision chimérique qui elle est toujours parfaite en tout point avec des effets spéciaux grandioses !”
    N’oublie pas la musique épique aussi à la Thomas Bergersen ou tragique à la Hans Zimmer ! xD
    Sans grande surprise, on a une approche et un parcours assez similaires sur pas mal de points. :3

    1. oui la musique! C’est mon moteur essentiel ! En mode grandiose, opéra ou orcherstre symphonique carrément !
      Je bénis les bandes originales de films et jeux vidéos, que pour certaines je ne connais que pour mes histoires et c’est très drôle de voir leur histoire à eux qu’ils ont faite avec mdr
      Dans mes souvenirs, l’écrit est plus important chez toi je crois. J’ai vite besoin d’un côté visuel donc je me jette vite sur le storyboard xD

      1. Oui je passe un temps fou sur l’écriture jusqu’à m’y noyer de plus en plus. x’) J’suis quasiment tombée dans un excès, faut que je me reprenne ! °^°
        Quand je m’inspirais de musique, pareil, je savais pas à quoi c’était lié ou ce que ça racontait, pour moi ça allait avec MON histoire ! x’D Et ouais, ça faisait bizarre que d’autres gens connaissent la musique avec leurs propres ressentis. x’) Haha, courage !

        1. Courage, oui faut savoir se limiter ou sinon après on ne dessine plus ! xD
          Au fond, c’est génial les gens ont bien réussis leurs musiques si ça nous inspire pour nos histoires dans nos petites têtes mdr
          Merci !

          1. T’as eu cette époque où dès que t’entendais une chanson, t’avais une nouvelle idée d’histoire ? xD Le drame ! x’D

          2. oui, même si c’est plus des scènes que ça m’inspire maintenant xD
            Après le drame de faire des oneshots, c’est que j’ai trop d’idées qui s’entrechoquent …arrêtez nos esprits siouplé ;3;

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